Vidéosurveillance au travail : sanction pécuniaire pour manquements à la loi Informatique et Libertés

Par une délibération du 15 juin 2017, la formation restreinte de la CNIL a prononcé une sanction de 1 000 € à l’encontre d’une société pour non-conformité de son dispositif de vidéosurveillance avec la loi Informatique et Libertés, et absence de coopération avec la CNIL. Elle a relevé que la société procédait à une collecte excessive de données via le logiciel de visualisation des images du dispositif, certes paramétré pour enregistrer les images en dehors des horaires de travail mais également activé pendant la journée. En outre, l’accès aux images n’était pas suffisamment sécurisé, faute de renforcement de la politique des mots de passe. À cela s'ajoute le fait que la société n’ait pas répondu aux sept courriers adressés par la CNIL pendant un an et demi. C’est la raison pour laquelle la CNIL a rendu publique sa décision, afin de “sensibiliser les personnes et les responsables de traitement aux droits et obligations issus de la loi Informatique et Libertés, en particulier, à l’importance de répondre aux demandes de la Présidente et de mettre effectivement en œuvre les mesures requises”.

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