Une case cochée par défaut ne suffit pas à recueillir le consentement des internautes au placement de cookies

Par un arrêt du 1er octobre 2019, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que le consentement de l’utilisateur d’un site internet au placement de cookies publicitaires ne pouvait être valablement donné au moyen d’une case cochée par défaut que l’utilisateur doit décocher pour refuser de donner son consentement. La Cour a également rappelé que “les informations que le fournisseur de services [devait] donner à l’utilisateur d’un site Internet inclu[aient] la durée de fonctionnement des cookies ainsi que la possibilité ou non pour des tiers d’avoir accès à ces cookies”.

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Précisions sur les conditions du droit au déréférencement en matière de données sensibles

Par un arrêt du 24 septembre 2019, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que “lorsque l’exploitant d’un moteur de recherche est saisi d’une demande de déréférencement portant sur un lien vers une page web sur laquelle des données à caractère personnel [dites sensibles] sont publiées, cet exploitant doit, sur la base de tous les éléments pertinents du cas d’espèce et compte tenu de la gravité de l’ingérence dans les droits fondamentaux de la personne concernée au respect de la vie privée et à la protection des données à caractère personnel, (…) vérifier (…), si l’inclusion de ce lien dans la liste de résultats, qui est affichée à la suite d’une recherche effectuée à partir du nom de cette personne, s’avère strictement nécessaire pour protéger la liberté d’information des internautes potentiellement intéressés à avoir accès à cette page web au moyen d’une telle recherche”.

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Le déréférencement opéré par un moteur de recherche doit couvrir l’ensemble du territoire de l’Union européenne

Par un arrêt du 24 septembre 2019, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que  “lorsque l’exploitant d’un moteur de recherche fait droit à une demande de déréférencement (…), il est tenu d’opérer ce déréférencement non pas sur l’ensemble des versions de son moteur, mais sur les versions de celui-ci correspondant à l’ensemble des États membres, et ce, si nécessaire, en combinaison avec des mesures qui, tout en satisfaisant aux exigences légales, permettent effectivement d’empêcher ou, à tout le moins, de sérieusement décourager les internautes effectuant une recherche sur la base du nom de la personne concernée à partir de l’un des États membres  d’avoir accès (…) aux liens qui font l’objet de cette demande”

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La CNIL publie un guide pour les collectivités territoriales

Le 18 septembre 2019, la CNIL a publié un « guide de sensibilisation au RGPD » pour les collectivités territoriales dans le but de les accompagner dans leur mise en conformité à la réglementation en matière de protection des données personnelles. Destiné prioritairement aux communes de petite et moyenne taille, ce guide explique les enjeux du RGPD avant de décrire les piliers d’une politique de conformité et de fournir des conseils pratiques.

  Pour lire le guide de la CNIL

Une fiche “Google My Business” ne peut être supprimée sans motif légitime

Par une ordonnance du 11 juillet 2019, le Tribunal de grande instance de Paris, statuant en référé, a rejeté une demande, formulée par une dentiste, tendant à la suppression des données personnelles la concernant reprise par le moteur de recherche dans une fiche Google My Business. Le Tribunal a notamment relevé que le traitement poursuivait “des finalités légitimes au sens [du RGPD], permettant l’accès rapide des internautes à des informations pratiques sur les professionnels de santé” et était nécessaire à la liberté d’expression et d’information, de sorte que la demanderesse ne pouvait exiger l’effacement des données, sauf à invoquer une raison particulière tenant à sa situation.

  Pour lire la décision sur Legalis.net

Un traitement de données illicite constitue un obstacle légitime au prononcé d’une mesure d’instruction

Par une ordonnance du 2 août 2019, le Tribunal de grande instance de Paris a rejeté la demande d’une société de production tendant à ce que soit ordonné à un fournisseur d’accès de communiquer l’identité des propriétaires des adresses IP collectées à partir d’une plateforme de téléchargement illicite. Il a notamment été reproché au demandeur d’avoir procédé à une collecte de données personnelles, en l’occurrence les adresses IP, en violation de la réglementation applicable en matière de données personnelles. Le Tribunal a jugé que le caractère illicite du traitement constituait un « obstacle légitime » au prononcé de la mesure d’instruction.

  Pour lire l’ordonnance sur Legalis.Net

La Federal Trade Commission (FTC) condamne une plateforme de vidéos en ligne à une amende de 170 millions de dollars

Le 4 septembre 2019, une plateforme de vidéos en ligne a trouvé un accord amiable avec la FTC pour le paiement d’une amende record de 170 millions de dollars, pour avoir enfreint des dispositions de la loi Coppa (Children’s Online Privacy Protection Act, 1998), en exposant les enfants à des vidéos inappropriées ou en collectant des données personnelles les concernant, dans un but de ciblage publicitaire, à l’insu de leurs parents.

  Pour lire le communiqué de la FTC

Un site internet ayant inséré un bouton « j’aime » est responsable conjoint du traitement

Par un arrêt du 29 juillet 2019, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé, sur question préjudicielle allemande, que le gestionnaire d’un site internet ayant inséré un bouton « j’aime », était responsable conjointement avec le fournisseur du bouton, la société Facebook Ireland, des opérations de collecte et de communication des données des internautes. La Cour a considéré qu’"en insérant un tel module social sur son site Internet, [le gestionnaire] influ[ait], (…), de manière déterminante sur la collecte et la transmission des données à caractère personnel des visiteurs dudit site au profit du fournisseur dudit module, (…), qui, en l’absence de l’insertion dudit module, n’auraient pas lieu".

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La CNIL sanctionne une société d’intermédiation en assurance

Par une délibération du 18 juillet 2019, la CNIL a prononcé une sanction de 180 000 euros à l’encontre d’une société d’intermédiation en assurance pour atteinte à la sécurité des données de ses clients. La CNIL a constaté un défaut de sécurité et une violation des données relatives aux clients de la société telles que des copies de permis de conduire, des relevés d’identité bancaire ou des données relatives à des infractions commises par les personnes concernées et a condamné la société en raison de l’absence de mesures techniques et organisationnelles appropriées afin de garantir la sécurité des données personnelles traitées, conformément à l’article 32 du RGPD.

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La CNIL délivre son premier agrément pour la certification des compétences du délégué à la protection des données (DPO)

Par une délibération du 4 juillet 2019, la CNIL a délivré un agrément à une société en application de son référentiel d’agrément en matière de certification des compétences du DPO de septembre 2018. Cet agrément a été délivré pour une durée de 5 ans. A cette occasion, la CNIL a annoncé que ses prochains travaux en matière de certification "concerneront la formation en matière de protection des données personnelles".

  Pour lire le communiqué et la délibération de la CNIL