Le fichier national biométrique des mineurs isolés validé par le Conseil d’État

Par une décision du 5 février 2020, le Conseil d’État a déclaré conforme à la loi le décret n°2019-57 du 30 janvier 2019 relatif aux modalités d'évaluation des personnes se déclarant mineures et privées temporairement ou définitivement de la protection de leur famille et autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif à ces personnes. Il encadre cependant la mise en place de ce traitement en excluant une utilisation à des fins pénales.

Pour lire la décision du Conseil d’État

La collecte des données d’identification des utilisateurs de cartes SIM prépayées ne viole pas leur vie privée

Le 30 janvier 2020, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé qu’une loi nationale imposant aux opérateurs de télécommunication de collecter les noms et adresses des utilisateurs de cartes SIM prépayées ne constituait pas une ingérence disproportionnée au droit à la vie privée. La Cour a notamment relevé que cette loi offrait des garanties pour les justiciables et des possibilités de recours.

Pour lire l'arrêt de la CEDH (en anglais)

L’avocat général s’oppose à une conservation générale et indifférenciée des données de trafic et de localisation

Le 15 janvier 2020, l’avocat général a présenté ses conclusions devant la Cour de justice de l’Union européenne à l’occasion d’une question préjudicielle relative à la conformité à la réglementation européenne d’une loi nationale imposant aux opérateurs et prestataires de services de communications électroniques de conserver les données de trafic et de localisation des abonnés pour lutter contre le terrorisme. Il conclut qu’une conservation générale et indifférenciée de ces données est disproportionnée.

Pour lire les conclusions de l'avocat général

La CNIL publie un projet de recommandation sur les cookies

Le 14 janvier 2020, la CNIL a publié un projet de recommandation sur les modalités pratiques du recueil du consentement en matière de cookies et autres traceurs. La CNIL a ainsi donné des exemples concrets pour la mise en œuvre des exigences prévues par la réglementation applicable en matière notamment d’information et de consentement des personnes concernées.

Pour lire le projet de recommandation de la CNIL

Publication de l’arrêté portant création de la Plateforme des données de santé

Par un arrêté du 29 novembre 2019, la "Plateforme des données de santé" a été créée. Il s’agit d’un nouveau groupement d’intérêt public chargé de mettre à disposition les données du système national de données de santé et favoriser leur exploitation. L’arrêté définit les attributions du groupement et ses règles de fonctionnement.

  Pour lire l’arrêté sur Légifrance

Droit d’accès : Le ministre de l’intérieur n’est pas tenu de délivrer une copie des données

Par une décision du 24 octobre 2019, le Conseil d’État a jugé que "dans le cadre du droit d’accès indirect aux données personnelles contenues dans l’un des fichiers intéressant la sûreté de l’État, la défense ou la sécurité publique, le responsable du traitement communique les informations à la personne concernée selon les modalités qu’il définit". Le ministre de l’Intérieur n’était donc pas tenu de délivrer une copie des données sollicitées et a ainsi valablement exécuté son obligation en s’assurant que le requérant puisse les consulter sur place.

  Pour lire la décision du Conseil d’État

La CNIL rend un avis défavorable sur l’expérimentation de la reconnaissance faciale à l’entrée de deux lycées

Le 29 octobre 2019, la CNIL a annoncé avoir rendu un avis défavorable sur l’expérimentation de la reconnaissance faciale à l’entrée de deux lycées menée par la région PACA. La CNIL a considéré que le dispositif n’apparaissait ni nécessaire, ni proportionné pour atteindre les objectifs de sécurisation et de fluidification des entrées, relevant notamment que ces finalités pouvaient être atteintes “par des moyens bien moins intrusifs en termes de vie privée et de libertés individuelles, comme par exemple un contrôle par badge”.

  Pour lire la publication de la CNIL

La vidéosurveillance secrète des salariés est justifiée en cas de soupçons raisonnables d’irrégularités graves

Par un arrêt du 17 octobre 2019, la Cour européenne des droits de l’Homme a jugé que l’atteinte au droit à la vie privée résultant de la mise en place, par l’employeur, d’une vidéosurveillance secrète des salariés était justifiée par "l’existence de soupçons raisonnables que des irrégularités graves avaient été commises et [par] l’ampleur des manques constatés en l’espèce".

  Pour lire l'arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme

Une fiche “Google My Business” ne peut être supprimée sans motif légitime

Par une ordonnance du 11 juillet 2019, le Tribunal de grande instance de Paris, statuant en référé, a rejeté une demande, formulée par une dentiste, tendant à la suppression des données personnelles la concernant reprise par le moteur de recherche dans une fiche Google My Business. Le Tribunal a notamment relevé que le traitement poursuivait “des finalités légitimes au sens [du RGPD], permettant l’accès rapide des internautes à des informations pratiques sur les professionnels de santé” et était nécessaire à la liberté d’expression et d’information, de sorte que la demanderesse ne pouvait exiger l’effacement des données, sauf à invoquer une raison particulière tenant à sa situation.

  Pour lire la décision sur Legalis.net

La Federal Trade Commission (FTC) condamne une plateforme de vidéos en ligne à une amende de 170 millions de dollars

Le 4 septembre 2019, une plateforme de vidéos en ligne a trouvé un accord amiable avec la FTC pour le paiement d’une amende record de 170 millions de dollars, pour avoir enfreint des dispositions de la loi Coppa (Children’s Online Privacy Protection Act, 1998), en exposant les enfants à des vidéos inappropriées ou en collectant des données personnelles les concernant, dans un but de ciblage publicitaire, à l’insu de leurs parents.

  Pour lire le communiqué de la FTC