Transfert de nom de domaine

Une société hôtelière exploitant un nom commercial et une enseigne depuis longtemps a enregistré un nom de domaineg comprenant ce nom commercial. Le titulaire d’une marque identique à  ce nom de domaineg a demandé un transfert à son profit. Par un arrêt du 4 janvier 2012, la Cour d’appel de Paris a ordonné ce transfert au motif qu’il existait un risque de confusion entre le signe de la société hôtelière et la société titulaire de la marque identique. Toutefois la société hôtelière conserve la faculté de faire usage de la dénomination à titre de nom commercial et d’enseigne en raison de l’ancienneté de leur usage par cette dernière.

Pour consulter la décision sur Légifrance

Réservation d’un nom de domaine similaire à un autre

Dans un arrêt du 30 novembre 2011, la Cour d’appel de Paris a considéré que le fait de réserver des noms de domaine pratiquement similaires à un autre, en ne modifiant qu’un signe, constitue une atteinte à ce nom de domaineg. Cette pratique du « typosquatting » est commandée par le souci de se procurer « un avantage économique indu en détournant artificiellement au profit du nom de domaineg litigieux le flux économique généré par la valeur propre du nom de domaineg » a été condamné par la Cour. La Cour a également condamné la société requérante pour atteinte au nom commercial et contrefaçon de marque.

Pour consulter la décision sur Legalis.net

L’AFNIC non soumise à une obligation de blocage des noms de domaines

Par un arrêt du 15 septembre 2011, la Cour d’appel de Versailles a jugé que l’AFNIC n’avait pas commis de faute en refusant de bloquer un nom de domaineg susceptible de contrefaire une marque. La Cour a considéré que si l’AFNIC, conformément à sa charte de nommage, possède les moyens de bloquer un nom de domaineg, elle n’est pas dans l’obligation de le faire. Cette décision infirme le jugement du TGI de Versailles qui avait condamné l’AFNIC pour avoir contribué à la persistance de l’impact parasitaire d’un site et à la perte d’image de la demanderesse.

Pour consulter la décision sur le site de Legalis

Le référencement abusif constitue un acte de concurrence déloyale

Par un arrêt du 5 octobre 2011, la Cour d’Appel de Douai a condamné une société et son gérant à « supprimer des sites satellites » destinés à rediriger les internautes vers le site de la société. La Cour a considéré que le fait de multiplier la réservation de noms de domaines comportant le mot « bière »  dans la perspective d’un référencement important sur les moteurs de recherches constituait un acte de concurrence déloyale ayant eu pour effet de « priver un site concurrent exerçant dans le même secteur d’activité d’être normalement visité ».

Pour consulter la décision sur le site de Legalis

L’AFNIC n’est pas responsable de la validité d’un nom de domaine

La Cour d’Appel de Versailles, par un arrêt du 15 septembre 2011, a infirmé un jugement de première instance qui avait condamné l’AFNIC pour parasitisme à la suite de l’enregistrement d’un nom de domaineg reprenant une marque sans l’autorisation de son titulaire. En appel, les juges se sont fondés sur le Code des postes et communications électroniques et la charte d’enregistrement applicable au moment des faits pour considérer que l’office d’enregistrement « n’avait ni les moyens ni les compétences pour juger par lui-même de la réalité de l’atteinte aux droits de propriété intellectuelle et de la violation des règles d’une concurrence déloyale ».

CA Versailles, 15 septembre 2011, RG n°09/07860

Publication du décret d’application de la nouvelle loi sur les noms de domaine

Le décret relatif au nouveau cadre juridique des noms de domaine a été publié au journal officiel du 3 août 2011. Il précise les notions « d’intérêt légitime » et de « bonne foi » prévues dans la loi du 22 mars 2011 qui autorise désormais l’enregistrement de noms de domaines considérés comme sensibles. Le texte fixe également les critères d’accréditation applicables aux bureaux d’enregistrements.

 Pour consulter le décret sur le site légifrance

Rapport d’activité de l’AFNIC

Le 28 juin 2011, l’AFNIC a rendu public au Ministre chargé des communications électroniques son premier rapport en tant qu’office d’enregistrement du .fr. Elle y dresse le bilan de l’année 2010 et relève notamment la croissance de 18% du parc des noms de domaine en .fr, taux parmi les plus élevés du monde.

Pour consulter le rapport sur le site de l’AFNIC

L’AFNIC publie la nouvelle charte de nommage applicable au .fr

A la suite de la promulgation le 22 mars dernier de la loi n°2011-302 du 22 mars 2011 instituant un nouveau cadre juridique des  noms de domaine en .fr, l’AFNIC a mis en ligne le 23 juin la nouvelle charte de nommage applicable. Ce document permet de prendre connaissance des modifications apportées au régime d’attribution et gestion des noms de domaine en .fr. Parmi les principaux changements apportés par ce texte on notera notamment la réforme des procédures PARL et PREDEC de règlement des litiges en .fr, la mise en place d’une procédure spécifique d’enregistrement pour certains termes interdits et réservés tels les noms de communes ou la publication quotidienne sur le site de l’AFNIC des noms de domaine enregistrés le jour précédent.

Pour consulter la charte sur le site de l’AFNIC

L’ICANN publie son manuel sur les nouvelles extensions

L’ICANN vient de mettre en ligne la version finale de son guide pour les postulants à la création d’une nouvelle extension. Le « Draft Applicant Guidebook » contient l’ensemble des règles pour gérer une extension de premier niveau. Il intègre notamment le dispositif mis en place pour protéger les droits de propriété industrielle.

Pour télécharger le guide sur le site de l’ICANN.

L’AFNIC ouvre un nouveau moyen de sécurisation des noms de domaine

Depuis le 19 avril, l’AFNIC a ouvert à tous les bureaux d’enregistrement un moyen d’authentification et d’intégrité  des noms de domaines enregistrés, par le biais d’une extension au protocole DNS : le DNSEC (Domain Name System Security Extensions). Ce protocole permettrait d’assurer une plus grande sécurisation dans l’enregistrement des noms de domaines en .fr et .re.

Plus d’informations sur le site de l’AFNIC