Réutilisation d’informations contractuelles : absence de violation d’une clause de confidentialité et de contrefaçon d’un progiciel

Une société reprochait à  sa cocontractante d'avoir, dans le cadre d'un appel d'offres, repris des documents transmis "lors de leurs échanges contractuels ainsi que des impressions d'écran de son progiciel [objet de leur contrat], alors que les parties seraient liées par une clause de confidentialité". Dans un arrêt du 24 octobre 2017, la Cour d'appel de Paris l'a déboutée de son action en contrefaçon, "faute [pour elle] d'établir le caractère original de son logiciel", et retenu que le fait qu'elle ait librement diffusé les informations litigieuses sur son site internet avait révélé que celles-ci n'étaient pas couvertes par la confidentialité.

Arrêt non publié

Clause de confidentialité et obligations de l’entrepreneur principal dans un contrat de sous-traitance de prestations informatiques

Un prestataire informatique, entrepreneur principal, ayant conclu un contrat d’assistance technique avec un sous-traitant afin que ce dernier fournisse une prestation à l’un de ses clients, l’a assigné pour violation de la clause de confidentialité prévue au contrat qui interdisait au sous-traitant d’informer le client de son intervention. Le sous-traitant a formé un pourvoi contre l’arrêt de la Cour d’appel de Paris qui l’avait condamné à payer des dommages et intérêts, ne faisant pas droit à son argumentation selon laquelle, la clause était incompatible avec les dispositions d’ordre public de la loi du 31 décembre 1975. Par un arrêt du 30 juin 2015, la Cour de Cassation a cassé l’arrêt d’appel au motif qu’elle n’avait pas recherché “si la clause de confidentialité (…) ne permettait pas à [l’entrepreneur], tenu de déclarer et de faire agréer ses sous-traitants, de faire échec à cette obligation”.

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