Interdiction d’utiliser un nom de domaine pour confusion dans l’esprit du public

Par un arrêt du 18 décembre 2015, la Cour d’appel de Paris a confirmé l’interdiction faite à une société exploitant un site mettant en relation des avocats avec des particuliers d’utiliser son nom de domaine dans lequel figurait le terme “Avocat”, ce qui constituait une usurpation du titre d’avocat en créant une confusion dans l’esprit du public avec le titre et la profession. La Cour a également constaté le caractère trompeur du site internet, l’internaute étant fondé à croire que tous les services proposés émanaient d’avocats alors même que certaines prestations n’étaient pas assurées par des avocats. Elle fait en outre interdiction à la société de référencer sur son site des personnes qui ne sont pas avocat.

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Concurrence déloyale et réservation du nom de domaine d’un concurrent

Par un arrêt du 2 février 2016, la Cour de cassation a jugé que le fait, pour une société de réparation d’instruments à vents, de racheter le nom de domaine d’une société concurrente, exerçant la même activité dans la même ville, “dès le lendemain du jour où il était tombé dans le domaine public” constituait un acte de concurrence déloyale. La Cour a relevé que malgré la mention “site en construction”, la page d’accueil n’était pas vierge puisqu’elle “comportait le logo spécifique de la société” et que “l’adresse était insérée comme lien hypertexte dans d’autres sites internet”, de sorte que le rachat du nom de domaine par la concurrente avait eu pour effet de diriger automatiquement vers le site de celle-ci et de “faire naître une confusion dans l’esprit du public entre les deux sociétés afin de capter la clientèle de la [première] société”.

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