Le Conseil d’État rejette le recours d’une plateforme de location immobilière

Le 4 novembre 2020, le Conseil d’État a confirmé la sanction de 400 000 euros prononcée par la CNIL à l’égard d’une plateforme de location immobilière. En effet, le défaut de sécurité du site de la société a permis à des tiers non autorisés d’accéder, par simple modification des adresses URL, à "plusieurs centaines de milliers de documents" comportant des données personnelles des candidats à la location de logement. Ces données étaient également conservées pour une durée excessive au regard de la finalité poursuivie par leur traitement.

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Le Conseil d’État valide le décret sur l’Authentification en ligne certifiée sur mobile (Alicem)

Le 4 novembre 2020, le Conseil d’État a indiqué que le décret sur la solution d’identité numérique Alicem recourant à la reconnaissance faciale était conforme au RGPD et à la Loi Informatique et Libertés. En effet, le consentement des utilisateurs au traitement de données biométriques était libre car ceux "qui ne consentiraient pas au[dit] traitement peuvent accéder en ligne" aux téléservices, grâce à un identifiant unique généré par un dispositif n’utilisant pas la reconnaissance faciale. Ainsi, "le préjudice au sens du [RGPD]" n’est pas caractérisé.

Pour lire la décision du Conseil d’État

La CNIL publie sa position sur l’application « TousAntiCovid »

Le 23 octobre 2020, la CNIL a indiqué que le déploiement de l’application de traçage des cas contacts, remplaçant "StopCovid", "ne nécessitait pas de saisine obligatoire de la CNIL dès lors qu’aucune modification substantielle touchant au traitement de données personnelles n’a été mise en œuvre dans le cadre de l’utilisation [de la nouvelle application]". Celle-ci reprend en effet le protocole antérieur "conçu dans une logique de minimisation des données et de protection dès la conception".

Pour lire le communiqué de la CNIL

   

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) invalide le Privacy Shield

Par arrêt préjudiciel du 16 juillet 2020, la CJUE a invalidé la décision de la Commission européenne ayant constaté l’adéquation de la protection des données personnelles offerte par le Privacy Shield. La CJUE a considéré que les Etats-Unis n’encadraient pas suffisamment l’accès par les autorités américaines aux données transférées et ne conféraient pas aux personnes concernées de droits opposables devant les tribunaux américains. Elle a toutefois considéré que les clauses contractuelles types demeuraient valides.

Pour lire l'arrêt de la CJUE

Une commune enjointe de cesser d’utiliser des caméras thermiques

Par ordonnance du 26 juin 2020, le Conseil d’État a considéré que les données recueillies par caméras thermiques, dès lors qu’elles concernent des personnes identifiables et qu’elles permettent d’apprécier leur état de santé, constituent des données personnelles. Il a donc ordonné à une commune, qui ne démontrait pas l’existence d’un intérêt public important et n’avait pas recueilli le consentement libre, spécifique et éclairé de ses administrés, de mettre fin à leur utilisation.

Pour lire la décision du Conseil d’État

La CNIL publie des recommandations sur l’anonymisation des données

Le 19 mai 2020, la CNIL a indiqué que les autorités européennes ont défini trois critères permettant de s’assurer de l’anonymisation de données : l’impossibilité d’individualiser une personne dans un jeu de données, l’impossibilité de corréler des jeux de données distincts sur une même personne, et l’impossibilité de déduire de nouvelles informations sur un individu. S’il ne peut remplir parfaitement ces trois critères, le responsable de traitement doit "démontrer (…) que le risque de ré-identification avec des moyens raisonnables est nul".

Pour lire le communiqué de la CNIL

La surveillance par drone du respect des règles sanitaires doit cesser sans délai

Le 18 mai 2020, le Conseil d’Etat a enjoint à l’Etat de "cesser sans délai de procéder aux mesures de surveillance par drone" visant à faire respecter les règles de sécurité sanitaire. Ce dispositif constituait un traitement de données personnelles réalisé pour le compte de l’Etat, ce qui imposait une autorisation par un texte réglementaire encadrant les modalités de son utilisation et définissant les garanties qui l’entourent. En l’absence d’un tel texte, le dispositif caractérisait "une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée".

Pour lire l’ordonnance du Conseil d’Etat

La CNIL émet des recommandations relatives aux traitements de données pour la distribution des masques

Le 28 avril 2020, la CNIL a indiqué quels fichiers les communes pouvaient utiliser et quelles données pouvaient être traitées pour l’organisation et le suivi de la distribution de masques, et pour l’information des administrés. Les communes peuvent notamment utiliser les listes électorales et les registres d’alerte et d’information. Le 1ermai 2020, la CNIL a admis l’extraction de certaines données du fichier de la taxe d’habitation (identité, adresse, composition du foyer) aux fins de l’envoi des masques.

Pour lire les communiqués des 28 avril et 1ermai

La CNIL émet des recommandations sur la réutilisation de données à des fins de prospection commerciale

Le 30 avril 2020, à la suite de plaintes d’internautes, la CNIL a indiqué les règles applicables à la collecte de données personnelles publiquement accessibles en ligne (issues notamment de petites annonces ou d’annuaires) et à leur réutilisation à des fins de démarchage. La CNIL rappelle notamment que la licéité de telles pratiques est conditionnée à l’information des personnes concernées lors de la prise de contact, au recueil de leur consentement et au respect de leur droit d’opposition.

Pour lire le communiqué de la CNIL

Le Conseil fédéral de la Suisse signe la Convention du Conseil de l’Europe sur la protection des données personnelles

Le 30 octobre 2019, le Conseil fédéral de la Suisse a signé un protocole d’amendement à la Convention du Conseil de l’Europe pour la protection des personnes à l’égard du traitement automatisé des données personnelles. Ce texte “renforce la protection dont jouissent les Suisses lorsque leurs données personnelles sont traitées dans un Etat partie”. Son adoption devrait être prise en compte par l’Union européenne dans la future décision d'adéquation concernant le niveau de protection des données en Suisse.

 Pour lire le communiqué du Conseil fédéral de la Suisse