L’absence de divulgation des sources n’est pas un motif suffisant pour rejeter les documents à titre de preuve

Par un arrêt du 7 janvier 2020, la Cour de cassation a cassé une décision de la Cour d’appel de Paris qui avait condamné le directeur de la publication d’un hebdomadaire pour diffamation en lui refusant le bénéfice de la bonne foi après avoir écarté des débats certains documents anonymes. La Cour a notamment jugé que les documents présentés comme des notes blanches d’agence de renseignement n’auraient pas dû être écartés au seul motif que le prévenu ne révélait pas par quelles sources il les avait obtenus.

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Application de l’exception de bonne foi aux organes de presse ayant relayé un article sans dénaturation ni élément nouveau

Une société avait déposé plainte du chef de diffamation publique à l’encontre d’un site internet sur lequel avait été publié un article relatif à ses activités, ainsi que de ses auteurs et de sites ayant relayé l’article litigieux. Par un arrêt du 7 mai 2018, la Chambre criminelle de la Cour de cassation a confirmé l’arrêt par lequel la Cour d’appel de Paris avait relaxé les prévenus après avoir retenu l’exception de bonne foi, précisant  que “s’il est vrai que l’intention de nuire doit être appréciée en la personne des auteurs de l’article diffamatoire, l'existence de faits justificatifs suffisants pour faire admettre [leur] bonne foi (…) [avait] pour effet d'exclure tant leur responsabilité que celle du directeur de publication des organes de presse l'ayant relayé, dès lors que les propos litigieux [avaient] été repris sans dénaturation et sans qu'aucun élément nouveau n'ait été invoqué depuis la publication de l'article initial”.

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