Par un arrêt du 15 novembre 2011, la Cour d’appel de Rouen a considéré que le licenciement d’une salariée qui avait tenu des propos injurieux à l’encontre de son employeur sur Facebook était sans cause réelle et sérieuse, les propos ne revêtant pas de caractère public. En effet, selon la Cour, ce réseau social peut constituer soit un espace privé, soit un espace public, en fonction des paramétrages effectués par son utilisateur. En l’espèce, aucun élément ne permettait de dire que le compte Facebook tel que paramétré par la salariée « autorisait le partage avec les “amis” de ses “amis” ou tout autre forme de partage à des personnes indéterminées, de nature à faire perdre aux échanges litigieux leur caractère de correspondance privée ».
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Par un arrêt du 23 mars 2012, la Cour d’appel de Pau a déclaré non écrite la clause attributive de compétence aux tribunaux de Californie contenue dans les conditions générales d’utilisation de Facebook. Selon la Cour, les clauses de compétence ne sont opposables qu’à la partie qui en a eu connaissance et qui les a acceptées au moment de la formation du contrat. Or, la clause litigieuse était noyée dans de très nombreuses dispositions dont aucune n’était numérotée, était en petits caractères, ne se distinguait pas des autres stipulations et était rédigée en anglais. Il ne peut être considéré que l’internaute qui s’est créé un compte Facebook s’est engagé en pleine connaissance de cause. En l’espèce, la fermeture jugée abusive du compte d’un utilisateur par Facebook s’étant produite en France, les tribunaux français se sont estimés compétents.
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Le Ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, a signé le 6 juin 2011 une convention avec l’association e-Enfance visant à prévenir et à agir contre le harcèlement entre élèves sur Internet et notamment sur Facebook. Cette convention crée une procédure de traitement en cas de cyber-harcèlement via l’établissement scolaire et l’association e-Enfance, elle-même en contact direct avec Facebook.
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Le TGI de Paris a condamné, le 24 novembre 2010, l’auteur d’un compte Facebook présenté abusivement comme celui de l’humoriste et acteur Omar Sy. Le profil créé reprenait les éléments d’identité et une photo d’Omar Sy, mais également des commentaires personnels prétendument prêtés à l’artiste. En application du droit au respect de la vie privée et du droit à l’image, l’internaute a été condamné au paiement de 1 500 euros de dommages-intérêts.
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