Une banque française enjointe d’effacer les données de son client transmises par erreur à l’administration fiscale américaine

Une banque française avait transmis, par erreur, les données d’un de ses clients à l’administration fiscale américaine en application de la règlementation américaine FATCA (Foreign Account Tax Compliance Act). Afin de mettre en œuvre cette règlementation, les autorités françaises et américaines ont en effet conclu un accord imposant aux établissement bancaires français de déclarer à l’administration fiscale américaine les informations relatives à leurs clients soumis au droit fiscal américain. Par un arrêt du 12 mars 2019, la Cour d’appel de Grenoble a confirmé l’ordonnance de référé qui avait ordonné à la banque française auteure de cette erreur de procéder à “l’effacement total de toutes informations personnelles [du client] du traitement opéré en France dans le cadre de FATCA” et de “faire toutes diligences à ses frais auprès des autorités fiscales des Etats-Unis afin qu’elles procèdent à l’effacement total de ses déclarations FATCA impliquant à tort” le client.

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Inscription par erreur d’un client d’une banque dans les fichiers traités dans le cadre de la réglementation FATCA

Dans le cadre du FATCA, qui impose aux banques de déclarer aux autorités fiscales américaines tout client considéré comme contribuable américain, une banque avait déclaré le compte d’un de ses client français né à Ottawa, au Canada. Malgré la demande de rectification formulée par le client sur le fondement de son absence de lien avec les Etats-Unis, la banque s’est limitée à une absence de déclaration pour 2017, refusant de rectifier les informations pour les années antérieures. Par une ordonnance de référé du 4 juillet 2018, le Président du TGI de Grenoble a ordonné l’effacement total des données de son client traitées par erreur dans le cadre de FATCA antérieurement à 2017, estimant que cette erreur lui causait un trouble manifestement illicite et que l’absence de déclaration pour 2017 n’apportait “pas l’assurance que les autorités fiscales des Etats-Unis ne [le] recherchent pas (…) pour les années antérieures”.

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