Condamnation pour diffamation sur un forum internet

Un particulier ayant acquis une voiture d’occasion par le biais d’une société mandataire dans le domaine automobile sans en obtenir la livraison après paiement, avait ensuite posté sur un forum internet des commentaires considérés par la société comme diffamatoires. Par une ordonnance de référé du 24 juin 2015, le Président du TGI de Paris a considéré que le caractère diffamatoire de certains commentaires litigieux était établi, au sens de l’article 29 de la loi du 29 juillet 1881. Le TGI a ensuite rappelé que le défendeur n’étant pas un journaliste mais un particulier, “une certaine dose d’exagération dans l’expression” pouvait être tolérée. Cependant, il a considéré qu’en l’espèce, le bénéfice de la bonne foi ne pouvait être retenu faute de base factuelle suffisante, celui-ci ne s’étant appuyé que sur des rumeurs pour tenir ses propos.

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Action pour atteinte à l’honneur et à la réputation sur le fondement du Code civil requalifiée en diffamation

Une association cultuelle avait assigné un site sur lequel elle était répertoriée et identifiée comme secte, pour atteinte à son honneur et à sa réputation, sur le fondement de l’article 9 du code civil. Par un arrêt en date du 24 juin 2015, la Cour d’appel de Paris a jugé que l’action visant à sanctionner des propos portant atteinte à l’honneur et à la réputation d’une personne relevait du régime de la loi du 29 juillet 1881 sur la presse et non de l’article 9 du Code civil protégeant la vie privée. En effet, elle a estimé que “si une action autonome peut exister sur le fondement de l’article 9 du Code Civil, c’est à la condition que ses éléments ne soient pas susceptibles de se confondre avec les éléments constitutifs d’une infraction de presse”. La Cour en a déduit que l’action était prescrite conformément à l’article 65 de la loi du 29 juillet 1881, qui prévoit un délai de prescription de 3 mois suivant la commission du délit.

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