Manquement grave du prestataire pour défaut de paiement d’une licence fournie à son client

Une société avait conclu deux contrats avec un prestataire informatique afin qu’il l’assiste dans la mise en place d’un système informatique de gestion. A ce titre, le prestataire avait commandé un logiciel directement auprès de son éditeur, pour le compte de la société. En l’absence de justification du paiement des redevances afférentes au logiciel commandé et au regard du non-respect des délais convenus pour la mise en œuvre de la solution, la société a assigné son prestataire en résolution des contrats et réparation de ses préjudices. Par un jugement du 5 décembre 2018, le Tribunal de commerce de Paris a jugé que “l’absence de paiement des redevances par [le prestataire] auprès de l’éditeur (…), [était] constitutive d’un manquement contractuel grave commis au préjudice” de la société. Elle a ainsi prononcé la résiliation judiciaire des deux contrats et condamné le prestataire à restituer à la société les sommes versées en exécution des contrats.

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Question préjudicielle sur la violation des termes d’un contrat de licence de logiciel : contrefaçon ou responsabilité contractuelle ?

Un opérateur de téléphonie proposant des forfaits mobiles avait conclu avec une autre société des contrats de licence et de maintenance sur un progiciel. Le prestataire arguait d’une violation des termes du contrat de licence du fait de modifications apportées par l’opérateur au progiciel. Par un arrêt du 16 octobre 2018, la Cour d’appel de Paris a posé une question préjudicielle à la CJUE afin de savoir si "le fait pour un licencié de logiciel de ne pas respecter les termes d’un contrat de licence de logiciel (par expiration d’une période d’essai, dépassement du nombre d’utilisateurs autorisés ou d’une autre unité de mesure, comme les processeurs pouvant être utilisés pour faire exécuter les instructions du logiciel, ou par modification du code-source du logiciel lorsque la licence réserve ce droit au titulaire initial) constitu[ait] (…) une contrefaçon (…) subie par le titulaire du droit d’auteur du logiciel (…) ou [pouvait] obéir à un régime juridique distinct, comme le régime de la responsabilité contractuelle de droit commun". Elle a sursis à statuer jusqu’à la décision de la CJUE.

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