Le Conseil d’Etat précise la notion de motif légitime invoqué à l’appui d’une demande d’opposition à l’enregistrement et à la conservation de données

Un inspecteur d’académie avait rejeté l’opposition, formée par la mère de deux élèves, à l’enregistrement et la conservation des données personnelles de ses enfants dans deux bases de données. Par un arrêt du 18 mars 2019, le Conseil d’Etat a rejeté le recours de la requérante, précisant que ce droit d’opposition était “subordonné à l'existence de raisons légitimes tenant de manière prépondérante à sa situation particulière”. Il a ainsi approuvé la Cour administrative d’appel qui avait relevé que “pour faire opposition au traitement des données concernant ses enfants, [la requérante] se bornait à invoquer des craintes d'ordre général (…) sans faire état de considérations qui lui seraient propres ou seraient propres à ses enfants”.

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Elargissement du champ de collecte de données pour la police nationale

Un décret du 9 octobre 2017, publié au JO le 11 octobre 2017, a modifié le décret du 27 janvier 2011 portant création d'un traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "Logiciel de rédaction des procédures de la police nationale" (LRPPN). Le nouveau décret a pour objet d’autoriser "la collecte des coordonnées (numéros de téléphone et adresses de messagerie électronique) des personnes physiques et morales, mises en cause, témoins ou victimes dans le cadre de procédures judiciaires, ainsi que des coordonnées des personnes faisant l'objet d'une enquête administrative ou citées dans une enquête administrative", ainsi que "la collecte des données relatives aux dates et heures des mesures de garde à vue".

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